Violences conjugales en Suisse

 

 

 

En Suisse, toutes les deux semaines, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint.

En 2018, en Suisse, plus de 18'500 infractions de violence domestique (cercle familial au sens large) ont été enregistrées par la police. (Statistique policière de la criminalité).

Le phénomène de violences conjugales touche toutes les couches de la société. Cependant, nous vivons dans une société qui apprend aux femmes à partir au lieu d'apprendre aux hommes à ne pas frapper.

Les peines encourues sont ridicules comparé à la violence infligée aux femmes.

Tabasser une femme = 18 mois de Prison.

Braquer une Bijouterie = 15 ans de Prison.

Quid des défaillances du système judiciaire dans la prévention et la protection des victimes ?

Les hommes violents sont souvent dans la reproduction d’un schéma de violence. Ils ont subi des violences qu’ils reproduisent à l’âge adulte.

Toutefois, ils doivent être jugés en tant qu’auteurs et non en tant que victimes. Les vraies victimes sont leurs conjointes qui subissent quotidiennement, du harcèlement, des menaces, des injures ainsi que des violences corporelles.

Pour une femme, se sortir du cycle de la violence peut être extrêmement ardu. En effet, il est difficile de prédire la violence et, même lorsque la situation dégénère, certaines sont incapables de reconnaître le caractère destructeur de leur relation.

Malheureusement, percevant les procédures pénales comme un fardeau, certaines victimes, abandonnent les poursuites à l’encontre de leur agresseur.

Les conjoints violents sont en effet souvent des hommes manipulateurs très malins, qui réussissent à garder le contrôle sur leur « proie », envers et contre tout. Le harcèlement moral est tellement insidieux ce qui n’aide pas les victimes. D’autant que ces hommes "dangereux" paraissent si sages, ne paient pas de mine et ont bien souvent une bonne presse à travers leur entourage.

S’en suivront, humiliation, honte et découragement. Ces femmes blessées au plus profond de leur cœur, de leur corps et de leur âme, se sentent seules et abandonnées dans leurs situations. Certaines ont également un enfant avec l’homme qui les détruit petit à petit chaque jour et vivent les gardes alternées comme un véritable cauchemar.

« Pour établir son contrôle, l’homme use de différentes formes de violence physique et peut se contenter d’intimider la femme par des menaces incessantes. Si elle ne se soumet pas, l’homme recourt alors à la violence physique. » (In Halte à la violence contre les femmes dans le couple, 2002).

L’obsession du contrôle, le dénigrement de la victime, le changement de caractère, dans la maison et hors de la maison, semblent être le caractère de l’homme violent.

« Le harceleur présente en règle générale deux visages distincts. En public, il se montre affable et beau parleur, il aime se mettre en valeur et vante ses qualités, souvent imaginaires, devant sa cible, il change du tout au tout. Il devient irritable, agressif et arrogant. » (Hirigoyen, 1998, p. 56).

Mesdames, sachez qu’il existe des services qui sont là pour vous écouter. Ne restez pas dans le silence. La violence psychologique est reconnue au même titre que la violence physique.

Un conseil :

Tenez un carnet secret bien caché (si possible chez une amie) et inscrivez-y tous les évènements avec dates et heures et si besoin est, avec la présence de témoins. 

Faites toujours confiance à votre voix intérieure, celle qui se fait entendre pour vous dire que quelque chose cloche, que vous ne vous sentez pas bien en dedans. Cette voix est votre conscience, c’est votre meilleure amie, elle vous dictera toujours le chemin à suivre.

Ne restez pas isolées dans le doute. C’est le chemin le plus facile, mais il mène au désespoir et finira pas éteindre le son de votre conscience.

Cette attitude générale fait passer sous silence l’impact moral et psychologique de la violence sur les victimes. Les preuves ou indices de la violence conjugale peuvent être les suivantes : certificats médicaux, rapports de police, plaintes pénales, mesures prises en application de l'art. 28b CC, jugements pénaux.

Ce que vous pouvez faire:

« Appelez la police si vous vous sentez menacé-e. Il y aura poursuite d'office de l'auteur-e, mais, en tant que victime, vous aurez la possibilité de demander la suspension de cette procédure. Déposez une plainte pénale. Adressez-vous à un service gratuit, tel que le centre LAVI pour un entretien, de conseils juridiques, un soutien psychologique ou une aide matérielle. Adressez-vous au Tribunal de première instance pour bénéficier d'une mesure de protection. Par exemple, le juge peut vous attribuer le domicile conjugal, vous confier la garde des enfants et définir l'obligation d'entretien de votre partenaire. Exposez votre situation à une personne proche en qui vous avez confiance. Vous pourrez l'appeler à l'aide en cas de nécessité. Conservez vos affaires personnelles (carte d'identité, compte bancaire, permis de séjour, etc.) dans un lieu sûr, éventuellement à l'extérieur de votre domicile. Parlez avec vos enfants et dites-leur ce qu'ils doivent faire en cas d'urgence. Si vous envisagez de quitter votre conjoint, préparez soigneusement votre départ. Redoublez de prudence lors des phases critiques. » Guide Social Romand, violences domestiques.

N’oubliez jamais que l'amour ce n'est pas se faire tabasser, et que la honte doit changer de côté en dénonçant les auteurs de violences conjugales.

Toute violence est inacceptable, qu’elle soit psychologique ou physique.

Contact avec solidarité femmes: http://www.sf-lavi.ch/

 

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